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 Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I

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Barbarius
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Sam 8 Nov 2008 - 13:04

Notes de l'auteur

Les sources d'inspiration pour cette map sont assez abstraites. L'idée d'une écogestion, c'est-à-dire d'une map où ils 'agit de gérer exclusivement un château, et dans ce cas depuis le commencement, provient d'une map d'Ericgolf, extrêmement difficile. De plus, j'ai aussi essayé de restituer l'ambiance dynamique et rythmée des assauts de brigands d'une map de Sulis, même si je pense pas avoir atteint le rythme endiablée de sa mission. De plus, l'idée d'obtenir des renforts en réussissant des étapes des objectifs (en atteignant ainsi une certaine somme d'or, des renforts viennent nous aider) provient tout droit d'une délicate map de Duke of York.

Vous ne pouvez ainsi produire que des lanciers, ce qui rejoint également la map de Sulis présentée ci-dessus. Au sujet du design, le cratère a été fait pour palier au vide qu'il y avait dans la map. C'est mon premier cratère, et il m'a été inspiré du cratère de la map Castel Crater, une des maps de Stronghold Deluxe. Je ne pense pas qu'il soit excellent, mais c'est un début. Le design de la map se base encore en essayant d'avoir une approche réaliste, même si je ne pense pas avoir atteint la qualité des maps de WarLord_Designs, par exemple. Au sujet de la difficulté, j'ai constaté lors de mes tests que la map était très difficile. La difficulté a donc été affaiblie en diminuant la puissance des assauts de brigands initiaux. Le début de la map est ainsi assez délicat, le reste de la partie devenant relativement plus aisé. Au sujet des objectifs, j'avais joué en essayant de produire 10 000 pièces d'or, et j'ai réussi à en avoir 20 000 et des poussières. J'ai donc fait un objectif économique plus lourd, tout en laissant tel quel les autres objectifs demandés. J'espère que vous vous amuserez bien dans cette map. Ce fut le cas pour moi.

Dernière remarque, j'ai également du modifier l'objectif de production d'arbalètes. Pour je ne sais quelle raison, on ne peut interdite l'emploi d'archers dans la caserne (un Editeur vraiment lacunaire). Au lieu de produire une centaine d'arbalètes, il faut donc produire 150 piques, ce qui simplifie la mission. Si elle est trop facile, j'augmenterai peut-être à 200 piques, les piques étant relativement rapides à produire. J'ignore si cette map est réalisable dans des modes de difficultés supérieures. En "Normal", ce ne fut pas très facile, et j'ai fini à quelques mois à peine de la fin.

Galerie photo




Lien pour télécharger la map : http://files.filefront.com/Barbarius+I+05map/;11157065;/fileinfo.html
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Attila
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Sam 8 Nov 2008 - 15:20

Malgré quelques frayeurs au début à cause des loups qui m'ont tué presque tous mes paysans,la missions a été réussi avec grand succès!25000or au lieu des 15000or,j'ai même changer la production de piques contre des lances!J'ai fini d'après les statistiques 83 mois avant la fin!J'ai mis en mode normal et je mettrais les autres missions en mode normal!

Très bonne mission économique,je me suis bien amusé!


Dernière édition par Attila le Mar 27 Jan 2009 - 9:15, édité 1 fois
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Barbarius
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Sam 8 Nov 2008 - 15:33

Merci, Attila. Je m'étais également développé dans cette zone, et j'avais du recommencer une fois, les loups ayant massacré mon Seigneur. Heureux de voir que tu t'es amusé, c'est l'essentiel, je dirais.
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Renaud de Châtillon
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Sam 8 Nov 2008 - 17:35

Moi je promet de faire tes missions quand elles seront sur stronghold crusader car j'ai pas le premier désolé décu
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GRIBOUIL
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Sam 8 Nov 2008 - 20:19

Pas long à te l'envoyer si tu veux.

J'ai téléchargé les 5 cartes, je vais tester ^^
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Renaud de Châtillon
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Sam 8 Nov 2008 - 20:21

Moi je veux bien les faire, on peut télécharger Stronghold gratuitement ?
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Barbarius
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Dim 9 Nov 2008 - 12:43

Va voir ici ---> http://templiers.winnerforum.net/stronghold-f3/un-lien-pour-un-retour-aux-sources-t1280.htm#44017 ;) Sinon, voici ma map :



Chapitre 06
L'embuscade




Taille : 400*400
Genre : Siège
Difficulté : Moyenne


Stratégie

La difficulté dans cette mission repose avant tout sur une bonne compréhension des divers événements. Vous démarrerez en effet au cœur de l'action, avec une marge de manœuvre réduite, les ennemis étant très nombreux, et votre armée séparée en deux groupes. D'une manière ou d'une autre, vous devrez obligatoirement trouver un moyen de réunir ces deux armées, et agir avant que les renforts ennemis ne massacrent une partie de vos troupes. Chance, stratégie et rapidité seront les maîtres mots de votre succès.

Conseils

  • Tâchez de ne pas perdre tous vos arbalétriers
  • N'oubliez pas que vous serez fatalement obligés de perdre vos tours
  • Quand une situation semble impossible, cherchez bien une alternative
  • Tirez profit de toutes vos troupes, même le plus insignifiant des personnages peut contribuer à votre succès
  • Vous pourrez quelques fois utiliser des chemins détournés pour accomplir vos objectifs
  • Utilisez le décor quand c'est possible pour protéger vos hommes
  • Dans certains cas, il vaut mieux ne pas chercher midi à quatorze heures


Scénario

Notre jeune héros avait réussi. Certains disent que ce fut pour lui chose aisée, arguant sur le fait que notre homme avait des compétences extraordinaires, étant promis à un destin extraordinaire. D'autres affirment au contraire que ce fut laborieux et périlleux pour lui, parvenant difficilement à accomplir les objectifs requis par Gilbert. Choisissez votre version. Quoiqu'il en soit, Gilbert fut très impressionné par les talents de ce jeune inconnu, ayant envoyé des hommes à chaque fois que des messagers venaient annoncer que la nouvelle visse grossissait. Peu à peu, Gilbert commença à s'inquiéter de plus en plus de cette ville. Vous comprenez bien que Gilbert est un personnage très orgueilleux, fier de lui, qui avait rapidement voulu exécuter le jeune impudent qui venait le déranger. L'envoyer dans cette région sauvage près de la frontière avec la Julnius, un royaume voisin, était une sorte de mise à mort, cette frontière étant déchirée par de dangereuses bandes de brigands qui avaient pour habitude de bivouaquer dans cette région déserte, devenant ainsi une zone éloignée et dangereuse, que nul n'osait traverser. Gilbert savait depuis des années que ces brigands étaient financés par Lord Whichford, un puissant seigneur de Julnius, qui détestait profondément Gilbert et l'Ilnia.

Voulez-vous un peu d'histoire politique ? Je pense que ce serait intéressant pour mieux comprendre les raisons qui ont fait que la guerre contre l'Hilvanie a échoué. Voyez-vous, la plupart des royaumes comme la Julnius ou l'Ilnia sont financièrement au bord du désastre. Depuis toujours, ou depuis des décennies, du moins, l'Hilvanie exerce sur eux une puissante domination économique, remontant à une guerre lointaine, dont les raisons furent oubliées, où l'Hilvanie et ses alliés avaient vaincu leurs ennemis. L'Hilvanie avait alors compris qu'elle avait alors la possibilité d'assurer une domination économique qui assurerait à jamais sa richesse, à la fois économique, mais aussi politique, avec un contrôle infaillible sur tous les royaumes voisins. Les habiles stratèges hilvaniens s'étaient en effet débrouillés pour que, dans cette guerre, l'Hilvanie intervienne pas, conservant ainsi la plupart de ses troupes, alors que ses alliés perdirent énormément d'hommes et de moyens. Lorsque la guerre fut officiellement terminée, l'Hilvanie sortit ses armées, attaquant par surprise les positions alliées, causant de nombreuses pertes chez eux. L'Hilvanie expliqua ensuite qu'elle avait les moyens nécessaires de massacrer tous les royaumes, à moins qu'ils n'acceptent de payer de lourds impôts pour l'Hilvanie. Les quelques royaumes qui refusèrent eurent droit à de sanglants massacres, les soldats de l'Hilvanie déchainant l'horreur dans les campagnes et les villes, brûlant, pillant, violant, tuant... L'Hilvanie avait les moyens d'exécuter ses menaces, et nul n'osait plus contredire sa volonté. Il fallait se rendre, ou périr. Tous les royaumes proches acceptèrent. Même à l'époque où se déroule notre histoire, ces impôts, à la fois agricoles, militaires, et bien entendu financiers, existent toujours, ayant fortement augmentés depuis le temps. Ils sont tellement lourds que le peu d'argent que les royaumes comme l'Ilnia ou la Julnius parviennent à obtenir partent immédiatement dans la gestion. Ainsi, l'Hilvanie s'assurait que jamais un de ses royaumes ne puisse obtenir une armée suffisante pour la menacer. Une stratégie militaire parfaite, qui assurait à la fois un arrivée continuel d'or, et maintenait sous pression les armées adverses, trop faibles pour représenter une menace. Un cercle vertueux pour l'Hilvanie, qui n'a fait que s'amplifier avec la naissance profondes dissensions entre ces royaumes. Incapables de pouvoir contrer l'Hilvanie, les royaumes comme l'Ilnia ou la Julnius ont préféré s'affronter entre eux, pour voler les ressources de l'autre, et pouvoir ainsi élever un tant soit peu le catastrophique niveau de vie de la population, chacun craignant une révolte.

Par conséquent, des guerres éclataient fréquemment entre les royaumes, et une guerre éclata entre l'Ilnia et la Julnius. L'Ilnia ayant un plus grand nombre de ressources naturelles, la Julnius étant un royaume se trouvant en partie sur un important massif montagneux, l'Ilnia disposait d'une meilleure armée que celle de la Julnius, et toute tentative de négociation était vaine. Seule la reddition empêcherait cette guerre, mais jamais la Julnius n'acceptera d'autres taxes économiques, qui l'achèveraient. La Julnius ne pouvait compter sur aucun royaume pour l'aider, personne ne voulant sacrifier ses troupes à la défendre. Vous pourrez me dire qu'ils étaient tous égoïstes, ne se préoccupant pas du sort des autres, je dirais qu'ils étaient au contraire prudents et sages. Quand on n'a qu'une poignée de soldats, on n'hésite vraiment à aller la sacrifier dans un combat qui ne nous regarde pas, et on préfère la garder pour soi si jamais on nous attaquait, vous ne croyez pas ? La Julnius trouva cependant un autre allié, en la personne des brigands des montagnes. Arrêtons-nous un instant sur ces brigands. Ils formaient jadis un puissant clan, qui ravageaient la Julnius quand celle-ci n'était plus soumise aux restrictions économiques de l'Hilvanie. Depuis lors, ils ne sont plus une menace, ne trouvant plus uen population suffisamment riche pour voler de l'or. Ils avaient ainsi renoncé au pillage, préférant vivre des maigres ressources de la montagne. Jadis, ces puissants clans attaquaient même l'Hilvanie ! Paradoxalement, les lourdes mesures économiques hilvaniennes ont amené un semblant d'ordre. Évidemment, tout cela est relatif, car, si ces clans se sont calmés, d'autres brigands ont continué à agir à travers toute la Julnius. Cependant, les brigands de ces montagnes étaient de puissants et de valeureux guerriers. Les stratèges julniens décidèrent alors d'en faire une force de frappe. Plusieurs émissaires allèrent dans les montagnes, et parvinrent à convaincre les brigands de travailler sur eux. Lorsque les armées de l'Ilnia s'approchèrent de la frontière, ils virent que la Julnius disposait d'une armée suffisamment puissante pour les repousser. Les stratèges ilniens préférèrent se replier. Maintenant, les brigands surveillent toujours la frontière, et, en se développant près de la frontière, notre jeune héros s'était heurté à eux.

Depuis des décennies, Gilbert envisageait de détruire ces brigands, parvenant même à fonder une armée qu'il estimait suffisamment puissante pour terrasser cette menace. Malheureusement, ses projets ont été changés. L'Ilnia, la Julnius, et tous les autres royaumes étaient engagés depuis une dizaine d'années dans des négociations pour détruire l'Hilvanie. Ce sont des idéalistes comme Stephen Crew et ses promesses d'un paradis retrouvé qui ont empêché une guerre civile dans le royaume ilnien. Gilbert a du envoyer son armée en Hilvanie, et est tombé en disgrâce auprès de la Cour royale. En effet, il fut l'un des principaux commandants s'attaquant au Maréchal Longarm, et il perdit toutes ses troupes devant le château du Maréchal. Gilbert est ainsi tenu pour responsable, ainsi que plusieurs autres seigneurs ayant réussi à s'échapper, de cet échec. Depuis cet instant, Gilbert essayait désespérément de faire quelque chose d'utile, pour empêcher la foudre du Seigneur Crew de s'abattre sur lui. Détruire les brigands de Julnius devenait ainsi sa raison de vivre. S'il échouait, oil ne parviendrait pas à prouver sa valeur auprès de Crew, et serait exécuté. Voilà ce qui explique surtout pourquoi Giblert avait envoyé des renforts pour protéger des brigands notre héros. Contre toute attente, ce dernier avait réussi, parvenant à ériger une défense robuste pour repousser les brigands, envoyant des ressources généreuses et conséquentes à Gilbert. Fou de joie, ce dernier convoqua notre héros, et lui expliqua que Crew entendrait parler de lui à la Cour. Peut-être pourrait-il ainsi avoir une audience avec le Roi... En réalité, Gilbvert se moquait bien de notre personnage, et comptait affirmer à Crew qu'il avait créé cette ville, et repoussé les brigands de la Julnius. Mieux, il pourrait même lancer une offensive pour tuer Whichford, le seigneur dirigeant les brigands de la Julnius depuis son fort bâti à la frontière, un fort dont la configuration lui fut inspirée par la ville de feu l'honorable Lord Swesson. En effet, Whichford vivait jadis dans un vieux fort, qu'il a finalement abandonné pour une position plus sûre, d'après lui. Le fait est qu'il a participé au siège de la ville de l'honorable Lord Swesson, et a été bluffé devant la puissance de cette cité. Whichford est un seigneur compétent et dangereux, qui méprise aussi bien l'Hilvanie que l'Ilnia.

Gilbert s'empara donc de la ville que notre héros avait créée. Il fut surpris de constater à quel point les habitants de la ville faisaient confiance à leur seigneur d'origine. Gilbert était trop orgueilleux et trop fier pour comprendre qu'un seigneur puisse s'abaisser à fréquenter la basse cour, à discuter même avec des serfs au coin du feu, voire à leur offrir le gîte dans un donjon poussiéreux et minable. Il était incompréhensible qu'un tel bonhomme eût pu créer une aussi puissante cité. Gilbert décida de le soumettre à la question, à la fois pour en savoir plus sur ses méthodes, mais aussi pour le punir d'avoir fréquenter des serfs. Ce n'était pas digne d'un noble, et surtout pas d'un homme de Gilbert. Un tel mélange d'idiotie et d'hypocrisie a de quoi révolter. Heureusement, notre héros ne tarda pas à expliquer à Gilbert ses méthodes. Il lui expliqua qu'il faisait confiance au peuple, car c'était là ce qu'enseignait Crew, et qu'il avait des compétences en gestion, ayant dans le passé dirigé un petit fief. Reconstruire une ville permit à notre héros de se retrouver dans la peau de ce jeune seigneur insouciant dirigeant une région paisible. Gilbert dut se contenter de cette explication, préparant son attaque. Notre jeune héros, libéra, tenta de le dissuader. Gilbert envoyait droit au massacre de nombreux hommes, n'ayant pas une armée suffisante pour vaincre les forces de la Julnius. Il risquait surtout de déclencher une guerre inutile. Gilbert pesta. Il en avait assez de ces maudits brigands, et c'était le seul moyen de ne pas se faire exécuter par le Roi de l'Ilnia. D'après ses informations, la plupart des brigands de Whichford étaient vaincus, et ce dernier devait trembler de peur dans son petit château ridicule. Gilbert dispose d'une puissante armée, essentiellement formée à partir de votre cité. Il a ainsi expliqué à notre jeune héros que, s'il continuait à l'importuner, il serait pendu. Impuissant, notre homme a regardé les troupes de Gilbert partir, confiantes. A vrai dire, il semblait bien que Gilbert ait eu raison sur ce coup-là. Bon nombre de brigands avaient été tués, et Whichford ne devait plus avoir de troupes suffisantes pour repousser Gilbert. Pourquoi donc notre personnage s'est-il opposé à cette attaque ? Réfléchissez-y pendant que nous allons revenir sur le sort de Miss Swesson.


Dernière édition par Barbarius le Dim 9 Nov 2008 - 12:43, édité 1 fois
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Barbarius
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Dim 9 Nov 2008 - 12:45

Comme vous le savez maintenant, accompagnant le capitaine Brückville, Elisabeth Swesson se rendait vers la capitale de l'Ilnia, Tulmenia, pour y rencontrer Stephen Crew, ce dernier ayant demandé à rencontrer tous les nobles hilvaniens. Elisabeth rentrait dans cette catégorie. Brückville l'avait habillé en fermière, ce qui déplaisait fortement à Miss Swesson. Les soldats n'hésitaient pas à l'insulter, et elle détestait se balader dans des toges décrépies et laides, alors qu'elle avait vécu dans un château magnifique, avec des robes de velours. Il lui arrivait quelques fois de regretter la luxure de ces anciens quartiers, de son vaste lit... Maintenant, elle dormait dans de petits lits avec des couvertures trouées, dans des salles gelées au plancher craquant... Brückville évitait les rencontres dangereuses. Il valait mieux qu'on ne sache pas qu'il conduisait une noble, surtout que cette dernière avait souvent la langue bien pendue. C'était dangereux, car Brückville ne pouvait pas la défendre contre ses paroles. Si un soldat décidait de la punir parce qu'elle l'avait provoqué ou insulté, il était malheureusement dans son droit. Habituellement, Brückville s'en sortait en terrorisant le soldat. Il était à la fois attristé et heureux du manque de discipline des soldats. Il existait des lois militaires, mais la plupart des soldats ilniens ne le connaissaient même pas, et se croyaient tout permis. Brückville était scandalisé par cela, mais tous les soldats étaient terrifiés par les gradés. Si l'Hilvanie cessait ses impôts, l'Ilnia pourrait enfin former ses soldats, et punir ceux qui ne respectaient pas le règlement. Mais l'Ilnia ne pouvait pas se permettre de mesures disciplinaires. Une autre raison pour Brückville de détester l'Hilvanie. Il était cependant heureux, car cela permettait à Elisabeth de s'en tirer quand elle provoquait un soldat, souvent d'ailleurs pour une cause juste, ce dernier étant souvent en train d'extorquer un paysan. Depuis le début du voyage, Elisabeth se taisait progressivement, et ils finirent par entrer dans Tulmenia.

La capitale était en effervescence : on disait que Crew préparait une contre-attaque victorieuse contre l'Hilvanie. Encore une fois, la propagande parvenait à garder sous contrôle la situation. Brückville et Elisabeth devraient obtenir une audience à la Cour, ce qui pouvait prendre plusieurs semaines. Elisabeth fut autorisée à vaquer dans le quartier riche de Tulmenia, dans de meilleurs habits que celui d'une fermière Le quartier riche était normalement plus sécurisé que le quartier pauvre, les gardes surveillant le quartier étant instruits et respectueux. Pendant ce temps, Brückville enquêtait sur la situation actuelle. Il ne tarda pas à découvrir que la situation était catastrophique : l'Ilnia n'avait plus d'argent, et son armée était anéantie. Plusieurs révoltes avaient eu lieu dans des villages, étant calmés avant d'entraîner une insurrection générale. La situation était dramatique. Certains reprochaient à Crew d'avoir bêtement sacrifié capitaux et hommes dans une guerre contre l'Hilvanie qu'ils n'avaient aucune chance de remporter. De plus, la mort de Lord Swesson entraînerait de lourdes représailles économiques, et il n'était pas non plus à exclure une attaque militaire violente pour punir l'Ilnia. Stephen sortait maintenant rarement du donjon royal. Brückville comprenait avec douleur que la situation était sans espoir. L'Ilnia aurait pu gagner, mais elle avait échoué. La formidable armée de Stephen Crew était brisée, et plus rien ne pourrait empêcher la destruction de l'Ilnia, si ce n'est la bonne volonté de l'Hilvanie. Mais ils n'avaient rien à offrir de valable pour empêcher le courroux de l'Hilvanie de s'abattre, ils leur prenaient déjà tout ce qu'ils voulaient. Chaque soir, Brückville ne parlait plus joyeusement comme il le faisait à Elisabeth. Il dormait la nuit avec elle, c'était plus prudent. Et puis, en même temps, il fallait bien reconnaitre qu'il la trouvait très belle. Malheureusement, il ne trouvait aucun créneau à la Cour. Crew discutait tout le temps avec des stratèges, ou des seigneurs. Ceci dit, cela avait aussi ses aspects positifs, car chaque soir, il revoyait la belle Swesson. Depuis des semaines, il rêvait la nuit qu'il lui faisait l'amour. Brückville finit par apprendre que sa femme était morte. Une maladie incurable, on n'avait rien pu faire pour elle. Désespéré, il songea sérieusement à se suicider. Sa vie était en morceaux : son rêve, voir un jour l'Ilnia devenir un royaume puissant, était brisé, et même sa femme était morte. Ils avaient toujours rêve d'avoir un enfant, mais la guerre avait empêché cela. Ils s'étaient mutuellement promis d'en faire un une fois que Brückville reviendrait victorieux du front. Rien ne s'était passé comme prévu. Il pleurait quand Elisabeth vint le voir. Aucun d'eux ne s'aimait vraiment comme on pourrait s'y attendre aujourd'hui, mais tous deux voyageaient ensemble depuis des mois, et chacun avait envie de l'autre. Brückville étouffa son désespoir dans les bras réconfortants de Miss Swesson.

Pendant ce temps, avez-vous compris pourquoi le héros de cette histoire avait déconseillé à Gilbert d'attaquer Whichford ? En réalité, notre jeune héros avait des connaissances militaires, les ayant apprises auprès du Maréchal Longarm. Un homme avec une faible armée ne se risquait jamais, ou seulement dans des circonstances exceptionnelles, à organiser de petits raids pour attaquer l'ennemi. On pourrait dire que Whichford contrôlait des brigands indisciplinés, mais c'était inexact. Il s'agissait bien de brigands, mais ce n'étaient pas les brigands des montagnes, mais leurs descendants, qui avaient été instruits par Whichford, un homme qui croyait en la discipline et l'instruction. Notre héros avait fini par comprendre deux choses : soit Whichford bluffait en envoyant continuellement des brigands pour faire croire qu'il avait encore une armée suffisamment puissante, soit il disposait vraiment d'une puissante armée derrière. Il avait préféré croire en la deuxième possibilité, mais Gilbert pensait en la première. Après tout, la Julnius avait aussi participé à la guerre contre l'Hilvanie, et y avait perdu bon nombre d'hommes également. De plus, la Julnius avait toujours été moins puissante que l'Ilnia. Il semblait donc logique de penser que Whichford bluffait, mais notre héros doutait. Il découvrit en tout cas que Gilbert dirigeait maladroitement sa ville, limitant les rationnements, et imposant de lourdes taxes. Finalement, Gilbert décida de rattacher ce fief à son comté, en offrant la direction à notre héros, constatant que les quotas de production sous cet homme étaient beaucoup plus forts

Plusieurs jours s'écoulèrent sans aucune nouvelle de la puissante armée envoyée, quand un messager parvint au château de Gilbert. Notre héros se trouvait également là, Giblert ayant réuni ses seigneurs pour discuter de la prochaine saison. Le messager fourbu et blessé expliqua qu'ils étaient tombés dans un piège. L'armée de Gilbert avait réussi à se retrancher de justesse au creux de montagnes, mais la Julnius les encerclait. Les espions avaient menti : Whichford dispose d'une gigantesque armée, les hommes de Gilbert n'avaient aucune chance. Il faut intervenir vite, mais Gilbert n'a plus d'hommes. Il ne vous reste qu'une poignée d'hommes, et Gilbert se morfond, congédiant tous les seigneurs. Il préféra se suicider dans la nuit plutôt que de devoir affronter l'humiliation, et la colère du Seigneur Crew. Gilbert se pendit dans sa chambre. Entre-temps, notre héros partit le plus vite possible vers sa ville, et partit avec les quelques hommes dont il disposait vers les terres de Whichford, passant par des zones boisées pour attaquer secrètement la base adverse.

Il constata rapidement que Whichford avait érigé une espèce de campement assez vaste au centre de la région, solidement protégée. On entendait à l'intérieur des bruits et des cris. Pas de doute, il y avait bien une armée à l'intérieur, qui s'entraînait furieusement. Whichford disposait d'une armée suffisamment puissante pour terrasser l'Ilnia s'il le souhaitait. Comment avait-il pu faire une telle armée ? C'était incompréhensible. Les maigres renforts de notre héros n'avaient aucune chance contre ces troupes. Les hommes de Gilbert étaient de leur côté piégés au nord de la région, disposant encore de deux tours de siège, d'une centaine d'arbalétriers, et de dizaines d'hallebardiers et de spadassins pris au piège. Whichford avait envoyé des centaines d'archers et d'arbalétriers pour tuer les adversaires, tout en utilisant des trébuchets pour pulvériser les deux tours sur lesquelles se juchaient les troupes de Gilbert. Malheureusement, le pire était encore à venir, car Whichford avait appelé des renforts pour piéger les troupes de Gilbert par derrière. Notre héros pouvait les sauver, mais Whichford représentait une terrifiante menace. Il faudrait le tuer, mais il y avait beaucoup de troupes dans son château. Notre héros aperçut alors plusieurs failles à utiliser dans la défense de l'adversaire pour le renverser, notamment un champ de fosses empoissées qui pouvaient s'avérer utile. De plus, Whichford avait capturé plusieurs hommes, les emprisonnant dans une prison où il ne tarderait pas à les exécuter. Il n'y avait plus rien à faire pour eux. Le moment était venu pour l'homme que nous suivons de se montrer courageux, et de prouver qu'il était un vrai stratège.

Notes de l'auteur

En commençant par les sources d'inspirations, je dirais que l'idée des fosses empoissées provient de la quatrième map de la saga de Sylvandell. Je ne vois aucune autre source d'inspiration précise. L'idée d'envoyer des renforts pour sauver une partie de son armée ne provient d'aucune map dont je me souvienne.

Au sujet du design, certains trouveront probablement les montagnes trop rectilignes. Quand j'ai constaté cela, j'ai voulu les améliorer, mais, d'une part, je n'ai pas trouvé comment faire, et d'autre part, j'étais surtout accaparé par le combat entre les archers ennemis et nos arbalétriers. Mon idée était d'aboutir à un match nul, mais, à chaque fois, soit mes arbalétriers l'emportaient trop facilement, soit ils se faisaient massacrer à plate couture, ce qui rendait impossible une opération de sauvetage. Par conséquent,; j'ai du pratiquer moult essais qui m'ont bien pris au moins une heure, jusqu'à parvenir à un résultat convenable. J'ai également du en catastrophe déplacé des troupes, rajouté des escaliers pour rendre cette mission faisable. Par conséquent, vous démarrez la partie au cœur de l'action, ce qui ne faisait pas partie de mes objectifs initiaux. Enfin, c'est mieux comme ça, après tout... Ce n'est pas une mission impossible, mais vous devrez savoir tirer profit du terrain pour gagner. Mes excuses pour ceux qui trouveront le scénario un peu long, j'ai été happé dedans.


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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Dim 9 Nov 2008 - 14:53

Chapitre 6:mission assez délicate,il ne faut pas faire d'erreur et il faut avoir beaucoup de patience!Voilà mon armée réuni devant le château où se cache le seigneur ennemi!

Voici la victoire!

Mission délicate mais fort intéressante!
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Dim 9 Nov 2008 - 15:11

J'avais essayé de faire une espèce de mélange entre le RPG et le siège ici. Si on dispose bien d'une armée, elle est loin de suffire à contrer l'armée ennemie. Il faut donc faire preuve de stratégie, pour trouver un moyen de triompher des adversaires. Je m'étais beaucoup amusé en la faisant, et en cherchant les points difficiles. Ca m'a semblé assez facile, mais vu que je savais comment faire, j'en ai déduit que j'avais une vision faussée de la partie. Mes félicitations, Attila.
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Barbarius
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Dim 9 Nov 2008 - 15:14



Chapitre 07
Vers une nouvelle guerre




Taille : 400*400
Genre : Défendre & Attaquer
Difficulté : Difficile


Stratégie

Dans cette bataille, votre objectif principal est de tuer le Seigneur ennemi. Néanmoins, vous devrez avant tout chercher à protéger le vôtre des assauts répétés. Tâchez de rapidement mettre en place une défense sommaire pour repousser les assauts, en ayant en but d'améliorer cette défense, ce qui, d'une manière ou d'une autre, vous forcera à agrandir la taille de votre cité, et donc à affronter les défenses de votre ennemi, qui ne sont pas aussi éloignées que ça de vous.

Conseils

  • Vous disposez d'un petit groupe de chevaliers à droite de la carte. Il pourrait vous être utile au début de la partie.
  • Dès que vous aurez repoussé vos ennemis, tâchez de rapidement vous développer, car les ennemis ne vous attendront pas.
  • Le château de l'adversaire est vaste, mais plusieurs chemins sont possibles pour atteindre votre cible. Vous devrez vous méfier des nombreux pièges de l'adversaire.
  • Vous ne pourrez pas utiliser les trébuchets ou les catapultes, tâchez donc de faire preuve d'ingéniosité.



Scénario


Dans le fond, avec du recul, on comprend que la stratégie de notre héros était mauvaise, et ne pouvait conduire qu'à une guerre ouverte avec la Julnius. En effet, rappelez-vous que l'objectif de notre héros était au début de sauver les troupes de Messire Guillaume, proprement envoyées à l'abattoir dans un piège de Whichford, l'un des seigneurs de la Julnius. Malheureusement pour lui, notre héros a réussi à sauver les hommes piégés, et à accomplir la mission initiale en tuant Whichford. Il s'avère cependant que Whichford disposait d'une armée bien trop puissante pour les maigres ressources de la Julnius. En attaquant et en tuant Whichford, notre héros voulait effrayer les stratèges de la Julnius, qui se préparaient visiblement à une guerre imminente contre l'Ilnia, et ainsi aboutir à des négociations. En quelque sorte, une frappe préventive, faire la guerre pour faire la paix. Ne trouvez-vous pas cela étrange ? Pourtant, ce n'est pas aussi rare que cela... Quoiqu'il en soit, la réaction des nobles julniens fut évidemment facile à saisir : la colère. Fous de rage, les Julniens brandirent les armes, décidant de précipiter leurs plans d'invasions .Avaient-ils vraiment l'intention d'envahir l'Ilnia, ou plutôt voulaient-ils envahir l'Hilvanie avec une armée surprise ? Après tout, ceci aurait été une bonne stratégie : l'Hilvanie croyait avoir gagné cette guerre contre les royaumes voisins. Si la Julnius avait attaqué à ce moment précis, en visant des cibles stratégiques, l'Hilvanie et ses puissantes cités auraient peut-être été prises de court. Malheureusement, nous ne le saurons jamais. Et puis, dans le fond, qui nous dit que notre héros n'avait pas anticipé cette bataille ? Après tout, l'Hilvanie n'était-elle pas sa terre natale ? Ne voulait-il pas toujours la protéger ? L'Ilnia avait capturé, et probablement blessé sa bien-aimée. Pourquoi donc aider l'Ilnia ? Cela encore, nous ne le saurons jamais.

Quoiqu'il en soit, notre héros revint victorieux dans son fief, avec le pressentiment d'avoir remporté une grande victoire, ce qui est vrai. La mort de Whichford ne pouvait pas être comparée à celle de Lord Swesson pour l'Hilvanie, mais c'était quelque chose d'assez similaire. En effet, depuis des années, la famille de Whichford protégeait la frontière, ayant réussi à rallier les clans de brigands à la Julnius. La mort de Whichford signait la fin de cette prestigieuse lignée, soit un grand chamboulement politique en Julnius. De son côté, notre héros apprit rapidement la mort de Guillaume, et parvint assez facilement à le supplanter. Il dirigeait après tout une puissante cité, et les militaires le respectaient, car il avait sauvé des soldats, et vaincu un ennemi. Peu de mondes s'opposèrent à sa nomination, et il devint ainsi un noble de la Julnius, pouvant ainsi aller à la capitale, Tulmenia, pour enfin rencontrer Stephen Crow, et surtout, Miss Elisabeth Swesson.

Pendant ce temps, à Tulmenia, il devenait de plus en plus clair pour le capitaine Brückville qu'il perdait son temps. Il avait enfin réussi à avoir une conversation avec Stephen Crow, mais ce dernier avait d'autres problèmes qu'une fille d'un noble mort. Si l'Ilnia avait gagné cette guerre contre l'Hilvanie, Crow se serait intéressé à cette femme, mais il avait maintenant des soucis plus graves : les dernières récoles étaient très mauvaises, l'or manquait cruellement, et, plus grave que tout, l'Ilnia n'avait plus d'armée. A tout moment, un royaume voisin pouvait attaquer l'Ilnia, qui n'avait plus les moyens de les repousser. Depuis des semaines, Crow jouait la carte du bluff, affirmant à ses voisins qu'il avait encore les moyens de défendre son royaume, ce qui était faux. Il déployait toute son énergie à retrouver des troupes, tout en essayant d'empêcher une guerre civile. De nombreuses révoltes avaient déjà éclaté dans les villages les plus appauvris, la population affamée s'attaquant aux seigneurs pour piller les cuisines royales. Si jamais ces mutins formaient un mouvement uni et cohérent, l'Ilnia risquerait de ne pas s'en relever. De tous les nombreux royaumes qui ont attaqué l'Hilvanie, c'est l'Ilnia qui a envoyé le plus d'hommes, et qui a donc le plus souffert de l'échec de cette guerre. Brückville avait alors quitté Crow, profondément perturbé. Il savait que la situation de l'Ilnia était catastrophique, mais c'était pire que ça : l'Ilnia vivait ses derniers jours ! Le soir, il s'entretint avec sa convive. Rester à Tulmenia ne servait plus à rien, et Brückville voulait aider son royaume. Rester ici à marcher dans les rues pavées et luxueuses du quartier riche de Tulmenia, alors que, hors de cette douce cité dorée, le chaos menaçait, était une situation intenable pour Brückville. Plus que tout, il rêvait d'agir rapidement, mais ne savait pas quoi faire. Elisabeth lui suggéra de se rendre vers l'un des villages instables, pour tenter d'agir, et de ramener l'ordre. C'est sans doute suicidaire, car les villageois furieux n'hésiteront probablement pas à attaquer Brückville, mais il n'y avait pas grand chose d'autre à faire. Elisabeth avait cependant une idée pour apaiser l'ire des villageois : jouer la carte du bluff. Les deux êtres se mirent rapidement en route, quittant Tulmenia dès le lendemain.

Revenons donc, si vous le voulez bien, à notre héros principal. Ce dernier prenait donc commande d'un domaine, domaine plus puissant que celui qu'il avait contrôlé dans sa jeunesse. Ce domaine était divisé en quatre fiefs : au nord, la frontière avec la Julnius, zone instable. Au nord-est, il y avait le fief de notre héros, où il avait cru une puissante cité, poumon économique de son domaine. Le fief le plus grand, celui du sud-est et du sud, comprenait principalement la ville de Groover, et marquait donc la frontière avec l'Hilvanie. Le dernier fief était le domaine principal, où se dressait le château principal, dominant tout le domaine. La puissance militaire du domaine était très faible, Guillaume ayant envoyé l'essentiel de ses forces militaires contre Whichford. Il y avait très peu de survivants, et ce domaine ne résisterait pas une seule semaine face à l'armée de la Julnius. Les éclaires surveillant la frontière ne cessaient de rapporter des nouvelles inquiétantes. Selon eux, d'immenses mouvements de troupes avaient lieu. Une invasion se préparait, elle était imminente. Le seul espoir de survie consistait à envoyer un messager à Tulmenia demander de l'aide à la Cour. Mais notre héros avait aussi appris la situation dramatique de l'Ilnia. L'Ilnia, qui avait fait trembler l'Hilvanie, était maintenant sans défense. Une guerre contre la Julnius ne pouvait pas plus mal tomber qu'en ce moment. Notre homme savait qu'il ne recevra aucune aide de Crow. Normalement, à chaque début de mois, des charretiers arrivent de Tulmenia, amenant avec eux des vivres, reprenant en retour de l'or et des biens. Mais ils ne viennent plus depuis déjà quelques mois. La collecte d'impôts n'a plus lieu, sans doute parce que la Cour préfère garder ses ultimes deniers pour réorganiser en profondeur le système économique du pays, ce qui doit déjà commencer par une stabilité politique. Or, entre des émeutes un peu partout et une guerre entre la Julnius, ainsi que la menace de représailles de la part de l'Hilvanie, une stabilité politique est difficile. D'ailleurs, une révolte a failli éclater dans ce domaine,révolte qui a réussi à être évitée, le héros ayant réussi à obtenir des récoltes importantes de la part de son fief économique. Même si la confiance du peuple est assez vacillante, aucun trouble n'a encore été déclaré, et notre héros s'assurait de punir - d'essayer, en tout cas - les gardes ne respectant pas la loi.

La seule solution pour empêcher maintenant de perdre la guerre était de négocier. Notre héros part ainsi rapidement avec quelques chevaliers pour rencontrer les généraux de la Julnius. Il aperçoit en même temps son poste-frontière, faiblement fortifié, qui ne résistera pas à une frappe ennemie. La situation est grave, d'autant plus que le fort adverse domine largement la frontière. Vous pensez toujours que trouver comment la Julnius a pu obtenir de telles ressources est votre seule solution de les vaincre Vous avez étudié les ressources naturelles de la Julnius : sa situation est encore pire que l'Ilnia. Il est impossible qu'elle ait pu se procurer une telle puissance en utilisant que les ressources de son sol. Il y a donc autre chose, peut-être une alliance entre royaumes contre l'Ilnia, mais cela n'aurait aucun sens. L'Ilnia n'était pas leur ennemi commun, c'était l'Hilvanie qu'il aurait attaqué. Certes, l'Ilnia s'était elle-même mise dans une situation délicate en tuant Whichford, mais, à bien y réfléchir, si les brigands de la Julnius n'attaquaient pas les domaines de l'Ilnia, rien de tout cela ne serait arrivé, non ? Tout ce qui se passe est un malheureux concours de circonstance, et notre héros espérait ardemment tomber sur des personnages suffisamment intelligents et lucides pour négocier. Une véritable escalade s'organisait, et notre héros cherchait un moyen d'inverser ce processus. S'inquiétait-oil vraiment du sort de l'Ilnia ? Disons plutôt qu'il voulait empêcher d'autres massacres. Il avait côtoyé des serfs, il savait qu'ils n'étaient pas aussi stupides que le pensaient des nobles. Ce n'était pas du bétail que l'on pouvait se permettre de sacrifier. Dans une certaine mesure, notre héros rêvait déjà de changer le monde, d'éliminer tous ces fous arrogants et incapables de gouverner qui étaient au pouvoir à cause d'absurdes droits de succession.

Inutile de nous attarder sur les négociations, vous le savez aussi bien que moi, elles furent un échec. La Julnius prétextait vouloir venger la mort de Whichford, et n'accepterait que la reddition de l'Ilnia, et sa soumission à la Julnius pour empêcher le massacre. Cependant, Crow refusera catégoriquement cela, et vous n'aurez sans doute même pas le temps de lui en parler que cette guerre aura déjà commencé. Bien entendu, la Julnius le sait, et elle sait aussi que l'Ilnia est au bord du chaos. Voilà pourquoi négocier est inutile. Pourquoi négocier un prix quand on peut imposer tout ce qu'on veut ? Ca n'aurait pas de sens, totalement illogique, vous ne croyez pas ? C'est en tout cas le raisonnement que se faisait la Julnius. Le conflit était imminent, et deux puissants seigneurs y participaient : l'un était Messire Timberly, devenu le successeur de Whichford, qui dirigeait le puissant fort surveillant la frontière, et l'autre, le Duc de Swedan, qui envoyait ses troupes vers la frontière pour épauler Timberly. Avec ses chevaliers, notre jeune héros repartit donc vers le misérable poste-frontière, qui ne tarderait sûrement pas à être assiégé. L'objectif était de parvenir à fortifier la frontière, pour détruire le château de Timberly. La guerre était maintenant inévitable... Et l'Ilnia ne pourrait jamais la gagner...


Notes de l'auteur


Les sources d'inspiration sur cette map sont assez faibles. En gros, je me suis inspiré essentiellement pour le principe du jeu de la map La tenaille, où il s'agissait aussi de rapidement repousser un assaut, et de détruire un fort ennemi, en attaquant auparavant les avants-postes de l'ennemi, qui gardaient des ressources. Le principe de cette partie a donc été calqué sur celui de cette map. Au sujet du design, là encore il n'est pas très poussé, j'ai essayé de mettre des espèces de petits oasis dans la montagne, mais le rendu final n'est pas celui que j'escomptais. Les montagnes sont quant à elle encore assez rectilignes. Un seul candy-eye est de plus à signaler, en la présence d'une fontaine.


Galerie photo


Lien pour télécharger la map : http://files.filefront.com/Barbarius+I+07map/;11787917;/fileinfo.html
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Renaud de Châtillon
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Lun 10 Nov 2008 - 13:08

Je vais installer et je testerai tes missions ;)
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Lun 17 Nov 2008 - 8:02



Chapitre 08
Telle une petite souris...




Taille : 400*400
Genre : RPG
Difficulté : Difficile


Stratégie

Le principe de cette mission est de s'aventurer à travers les terres ennemis, en déjouant les nombreux pièges de l'adversaire, pour parvenir à libérer vos alliés, et à parvenir à vaincre le Seigneur, votre cible. La force brute ne vous sera d'aucun secours dans cette partie, et vous devrez faire appel à votre analyse du terrain pour passer les multiples défenses de l'adversaire, et espérer remporter la victoire.

Conseils

  • La route à prendre est longue, et, si plusieurs chemins peuvent sembler possibles, un seul vraiment assurera la victoire
  • Repérez bien les positions des troupes à libérer, avant d'envisager quoi que ce soit. Un plan de bataille sera sans doute plus judicieux que l'improvisation
  • En temps voulu, suivez le chemin sale
  • Pensez à bien regarder le terrain sous tous ses angles si jamais vous ne trouvez pas la bonne voie


Scénario

Notre futur Empereur avait remporté une bataille ce jour-là. Sa première véritable bataille militaire, dans le fond. Quand il avait combattu pour l'Hilvanie, il n'avait jamais dirigé les armées qui combattaient, occupant toujours le rôle de spectateur. Jamais il n'aurait pu penser être un bon dirigeant, un bon stratège, capable de diriger ses troupes vers la victoire. Pourtant, et vous en conviendrez, ce qu'il a fait relevait de l'exploit : non seulement il avait repoussé des ennemis supérieurs en nombre, mais aussi renversé un puissant château. Auréolé par la victoire, il aurait très bien pu sombrer dans la bêtise de se croire tout-puissant, et se lancer dans une croisade contre la Julnius, en profitant de cette victoire pour s'attaquer aux terres de la Julnius. Mais, comme je vous l'ai déjà dit, notre jeune héros avait en ces temps-là l'âme d'un pacifiste, et refusait de faire la guerre quand d'autres voies étaient possibles. Des qualités louables, vous en conviendrez là aussi, mais, et vous vous en doutez sûrement, qui n'étaient sûrement pas celles de l'époque. Trop de sang avait coulé entre les royaumes, le ressentiment et la convoitise étaient trop forts. Plutôt que de s'allier contre un ennemi commun, on préférait se déchirer mutuellement. Face à un loup, deux mouches préfèrent se taper dessus plutôt que d'affronter ensemble leur ennemi, chacun étant déjà persuadé par avance qu'ils échoueront. Voici, en gros, le raisonnement tenu par les stratèges julniens, comme pour les stratèges ilniens. L'objectif suprême était de créer une nouvelle Hilvanie, suffisamment puissante pour menacer la toute-puissante Hilvanie. Mais personne n'accepterait de partager le pouvoir avec un autre royaume. Il fallait donc annihiler ses voisins, les éradiquer pour s'emparer de leurs terres.

La Julnius s'était fixée à cette politique, mais notre jeune héros espérait encore éviter un massacre inutile. Il décida donc d'envoyer des négociateurs discuter avec les stratèges de la Julnius, et se décida à envoyer le plus vite possible des messagers pour Tulmenia, capitale de l'Ilnia. Si jamais des négociations devaient s'engager, notre héros ne pouvait parler au nom de tout un royaume. Il comptait sur la compréhension de Stephen Crow. Crow s'était présenté à l'Hilvanie comme un homme sage et réfléchi, et avait des idéaux nobles. Du moins, c'est ce qu'en pensait notre jeune naïf. Mais peut-être aussi qui Crow n'est juste qu'un simple manipulateur, voulant lui aussi augmenter son pouvoir, sans se soucier réellement du peuple ? Je vous laisse pour le moment sur cette question. Tandis que tout semblait se figer, notre héros n'a pas vraiment eu le temps de se reposer. Il fallait fortifier les défenses. Si jamais la Julnius envoyait une délégation, il faudrait montrer que l'Ilnia disposait de solides défenses. Ce serait un assez bon argument. Notre héros ne pensait pas que la Julnius disposait d'une armée invincible. Elle craindrait sûrement de perdre trop de troupes dans ce conflit contre l'Ilnia, de peur qu'un autre royaume n'en profite pour les attaquer. Il fallait maintenir l'équilibre, le statu quo. C'était aussi simple que ça. Pire que tout, notre héros n'eut même pas le temps de penser à Elisabeth, sa chère femme pour qui il avait fait tout ce voyage. Il y pensait à vrai dire de moins en moins. Il est vrai qu'il avait d'autres soucis, maintenant, un peuple à s'occuper, une guerre à éviter, des défenses à améliorer, mais il n'y avait pas que ça. Comprenez bien qu'il ne l'avait plus vu depuis des mois, et que, dans le fond, son amour n'avait jamais vraiment été réciproque. Sa flamme s'épuisait d'elle-même, brûlant dans le vide.

Bien sûr, il y eut des réactions après cette escarmouche. Stephen fut le premier à réagir. On peut le critiquer sur bien des points, mais nul n'oserait le critiquer sur sa volonté. L'état de l'Ilnia, comme vous le savez maintenant, et nous n'y reviendrons pas, était catastrophique, au bord du gouffre. Voilà maintenant qu'il apprenait qu'un voisin l'assiégeait, avec une force de frappe importante. Beaucoup d'hommes se seraient effondrés après cette dernière nouvelle, qui sonnait comme le coup de hachoir destiné à enfin tuer l'animal, à faire taire ses souffrances. Si l'Ilnia se rendait, la Julnius imposerait de telles exigences que Crow devrait leur donner le commandement. On l'exécuterait certainement, et il n'avait nulle part où fuir. On se ferait un plaisir en Hilvanie de le tuer, et de se servir de son cadavre comme argument pour s'emparer des terres de feu lord Swesson. En effet, n'allez pas croire qu'en Hilvanie, la situation s'est améliorée. Depuis des mois, les nobles se chamaillent pour le contrôle de ces terres, laissées pour le moment sous tutelle du domaine royal. L'Hilvanie n'avait rien à craindre des menaces extérieures, et ses seigneurs pouvaient donc se permettre de s'engager dans des luttes intestinales, aboutissant quelques fois à des sièges violents. Une manière comme une autre de s'occuper, dans le fond...

Lorsque Crow apprit cette nouvelle, une partie de lui eut envie de désespérer, mais Crow calma vite fait cette partie de lui-même, pour analyser le problème, le décortiquer, le simplifier, et trouver une solution. Il décida assez rapidement de se rendre sur place. L'Ilnia avait besoin de temps pour se reconstruire, et engager des négociations demande souvent du temps, au moins de nombreux mois, suffisamment pour reconstruire l'économie du royaume. Crow avait même réfléchi à réimplanter la religion. Jadis, il avait assuré sa nomination en critiquant la religion, qui encourageait les gens à se contenter de ce qu'ils avaient. "Propagande hilvanienne", scandait-il furieusement. Une propagande qui avait le goût de calmer les émotions des serfs. Les gens avaient progressivement fini par le croire, et par brûler les églises. Constatant que le courroux divin ne leur tombait pas dessus, ils avaient accepté de supprimer la religion. Maintenant, certains pourraient faire un revirement. Ils n'avaient pas réussi à vaincre l'Hilvanie, et la famine et la maladie tombaient sur eux. Ce ne pouvait être qu'un châtiment dessus. Mais de quoi Crow aurait l'air s'il réimplantait la religion ? Il détestait à vrai dire la religion. Pour lui, les religieux ne cherchaient qu'à grignoter le pouvoir royal, son pouvoir. Une chose intolérable. Mais c'était peut-être le prix à payer le temps que la situation s'améliore. Les serfs étaient des ignares, et ils pouvaient tout à fait croire aux propos de quelques fanatiques illuminés. Mais Crow ne voyait pour le moment aucune autre solution...

Il arriva le plus vite possible à la frontière, et tomba sur la fameuse ville prospère de notre héros. Les chroniqueurs de cette époque peuvent vous affirmer que voir Crow stupéfait est aussi rare que voir de la neige s'écouler en hiver. Pourtant, en voyant cette ville prospère, bien nourrie, avec des gens heureux, et une industrie militaire active, il en fut estomaqué, incapable même de réfléchir. Certains des gens qui l'accompagnaient affirmèrent même qu'il pensait être "en train de rêver". Finalement, Crow s'est rappelé que l'homme dirigeant cette région est le seigneur Gilbert, un incapable, mis trop stupide pour vouloir se révolter contre Crow. Un seigneur idéal, en somme. Comment se faisait-il qu'un tel sot ait pu construire une aussi puissante cité ? Inconcevable, tout simplement. Crow apprit très rapidement en questionnant les villageois que leur seigneur était le digne successeur de Gilbert, et ne voulait d'ailleurs pas qu'on l'appelle "seigneur". Pour cet homme, il n'était qu'un serf comme un autre. Des propos insultants. Crow aurait tué cet homme en d'autres circonstances pour tenir de tels propos. On disait que ce seigneur providentiel venait des montagnes de l'Hilvanie, et viendrait d'ici quelques heures du front. Effectivement, notre héros vint, fourbu, avec un cheval et plusieurs soldats. Il admirait plus que tout sa charmante ville, l'ayant tourné récemment vers l'industrie militaire à plein régime, essayant de former les soldats le plus rapidement possible. Plusieurs hommes vinrent le voir dès son entrée dans la ville. Le Roi était arrivé. Immédiatement, le cœur de notre héros fit un bond. Elisabeth revint à sa tête, mais il était également heureux de pouvoir enfin discuter avec le Roi. Il se sentait tellement fier. Il alla vers la place centrale, où le Roi l'attendait. Lorsqu'il le vit, notre héros s'autorisa un large sourire, rapidement réprimé quand il vit le regard noir de Crow. Ce dernier marcha vers lui, pointa un doigt accusateur vers notre héros. Il l'accusa d'assurer un pouvoir illégitime. Seul le Roi pouvait donner le pouvoir nécessaire aux nobles pour gouverner un comté. Par conséquent, notre héros est un usurpateur, qui déshonore de plus le titre de noble en voulant qu'on l'appelle serf. Crow a alors le droit de le tuer sur-le-champ. Il brandit son épée, provoquant une vive réaction de la part des serfs. Cela n'échappa pas à Crow. Les serfs faisaient confiance à cet homme, et c'était ça, le plus intéressant. Crow s'autorisa un sourire, et rengaina son épée. Il avoua vouloir juste expliquer qu'il avait toute autorité ici. Il avoua être franchement très impressionné par cette ville. Notre héros lui expliqua pendant de nombreuses heures ce qu'il avait fait ici. Ils déambulaient dans la ville, Crow semblant de plus en plus impressionné. Même si ce gamin était un insolent, il avait un talent exceptionnel, il fallait bien l'admettre.

Dès le lendemain, après un somptueux festin qui rappela à Crow les plus beaux jours de l'Ilnia, ils allèrent sur le front. Notre héros avait tué Lord Whichford, et Sir Timberly. De belles prises. Le Duc de Swedan avait momentanément interrompu ses assauts une fois Timberly vaincu, réunissant ses troupes. Crow affirma que les négociations étaient une bonne idée. La Julnius prit contact après plusieurs jours, envoyant ses propres émissaires, qui s'entretinrent pendant de longues avec le Roi et notre homme. La Julnius exigeait réparations en vertu des meurtres inqualifiables de Sir Timberly, et de Lord Whichford. Crow se défendit en invoquant la légitime défense, affirmant vouloir empêcher d'autres troubles. Si la Julnius avait arrêté ses raids sur son territoire, l'Ilnia n'aurait pas riposté. Chacun des deux camps accusait l'autre. Les négociations partaient pour être longues, ce qui convenait à Crow. Il avait maintenant un modèle de développement économique prometteur, et comptait l'appliquer dans toutes les régions de l'Ilnia. Si tous les comtés étaient comme celui-là, l'Ilnia disposerait en quelques années d'une force de frappe suffisante pour balayer la Julnius, et tous les autres royaumes. Crow se sentait revivre. Mais il ne pouvait tolérer cet insolent. Crow estimait ne rien la devoir, et progressivement, les négociations se passèrent de notre naïf héros, qui faisait trop confiance à son Roi, estimant ses compétences suffisamment bonnes pour que ce dernier décide de le conserver avec lui. Il ne lui était même pas venu à l'esprit que Crow puisse craindre que notre héros puisse, à l'avenir, lui faire de l'ombre, et donc préférer s'en débarrasser, pour assurer son propre pouvoir. Cependant, Crow estimait pour le moment qu'il valait mieux s'en servir, car la guerre serait probablement inévitable, tout en se débrouillant pour s'attribuer les hypothétiques exploits de son nouvel allié. Heureusement, les négociations aboutirent finalement vers un traité, à la seule et unique condition que Crow leur offre son stratège. La Julnius pensait que l'Ilnia n'accepterait jamais de sacrifier son meilleur élément, mais Crow craignait tellement une guerre civile, de perdre son pouvoir qu'il en avait à moitié perdu la raison. Il accepta la proposition de la Julnius, et envisagea de tendre un piège à notre héros. Il alla le voir, lui expliquant que les émissaires de la Julnius souhaitaient s'entretenir dans une petite plaine, un lieu plus sûr pour eux, et exigeaient sa présence. Notre héros accepta, bien évidemment.

Ils allèrent à cheval vers la plaine, près d'une forêt, avec plusieurs cavalier, à côté d'une petite colline. Mais la délégation julnienne n'était pas là. De nombreux archers surgirent alors de la colline, pointant leurs flèches sur notre héros. Ce dernier se tourna alors vers le Roi... pour voir une épée vers sa gorge. Le Roi lui avoua qu'il ne l'avait jamais aimé. Plusieurs chevaux arrivèrent alors. La Julnius... Le Roi lui expliqua que l'Ilnia devait déplorer une perte terrible. Des brigands avaient attaqué les négociateurs. La bataille fut violente, et vous êtes morts. Quel dommage. Vraiment très regrettable. Le héros avait alors bondi vers le Roi, mais les autres chevaliers ont avancé vers lui, le renversant au sol. Inanimé, il s'est réveillé dans une cellule julnienne.
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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Lun 17 Nov 2008 - 8:02

L'histoire pourrait alors s'arrêter là. Simplement et stupidement... Notre héros était loin d'être un spécialiste de l'invasion, et la Julnius s'assurerait qu'il ne soit jamais libéré. Comment s'échapper, donc ? Apparemment, aucune solution. Et la solution viendra, en effet, mais pas d'ici. Notre homme se trouvait alors dans le donjon de Lord Stuart, un homme distingué qui était en train de créer le meilleur camp militaire de la Julnius. Jadis, il vivait dans un petit donjon dans un petit village, mais avait reçu suffisamment de fonds pour créer un puissant camp. Il n'était alors qu'en construction, et disposait d'une faible garnison pour le défendre. Stuart avait érigé plusieurs prisons pour les quelques prisonniers ilniens qu'avait réussi à faire le Duc de Swedan. Stuart était très honoré de la confiance que lui accordait les hauts stratèges julniens, et entendait bien mener avec zèle sa mission. Il avait pour ordre de conserver au frais leur prisonnier, le temps que les hauts stratèges réfléchissent à ce qu'il fallait en faire. En tout cas, cela ne différait en rien l'invasion de l'Ilnia. D'après les émissaires, l'Ilnia avait une frontière redoutable, mais les hauts stratèges avaient envisagé des plans pour renverser cette défense sans perdre trop de troupes. Ils savaient que l'Ilnia n'était pas dans une situation favorable actuellement. Il fallait en profiter avant que la situation ne change, et complique l'invasion. Même les puissants stratèges n'auraient jamais cru que Crow sacrifierait l'homme qui avait réussi à tuer deux seigneurs julniens, et démantelé plusieurs armées. Crow était vraiment devenu fou, comme on le prétendait dans le quartier riche de Tulmenia.

Dans le comté de notre héros (qui devint rapidement celui de Crow), la population fut très attristée par la mort de cet homme. Beaucoup le respectaient. Il les avait débarrassé des brigands, et, si quelques fois ils devaient payer de lourds impôts, ils mangeaient à leur faim, sans trop de répression. Sous Crow, les denrées se rationnèrent radicalement, Crow prétextant des hivers rugueux, et la nécessité de partager la nourriture pour tout l'Ilnia (essentiellement le quartier riche de Tulmenia, afin de garder sous contrôle les puissants du pays). Sa politique se durcit, et il n'hésita pas à faire preuve de violence quand la population refusait de payer des impôts devenus excessifs. Crow amplifia fortement l'industrie militaire. N'allez pas croire que Crow était un mauvais seigneur. Il avait été meilleur en sa jeunesse, un meilleur stratège du moins, même s'il fut toujours un piètre gestionnaire. Avec l'âge, et le poids des années, l'échec de la guerre en Hilvanie, il devint encore pire, radicalisant sa politique de gestion pour forçer les serfs à travailler avec le meilleur rendement possible. Ils avaient maintenant juste de quoi manger. Les rations du passé étaient plus que généreuses. Malheureusement pour Crow, après plusieurs semaines, un homme apprit la duperie du Roi. Cet homme, un simple ingénieur, se reposait dans une taverne, et surprit une étrange conversation entre deux soldats. Deux des chevaliers qui avaient aidé le Roi à piéger l'ancien Seigneur. L'ingénieur apprit ainsi toute la vérité. Furieux, il s'entretint immédiatement avec sa femme, voulant agir, mais faire quoi ? Si jamais il révélait ce qu'il savait, le Roi le tuerait probablement. Après tout, il ne s'agissait que de pochards qui avaient peut-être déliré... Même notre ingénieur finit par s'en convaincre. Henry, puisqu'il faut bien l'appeler par son nom, décida donc de reprendre sa vie de tous les jours. La nourriture se raréfiait de plus en plus, Crow effectuant enfin une bonne redistribution, alimentant les villes proches. Plusieurs mois s'étaient alors écoulés, et Crow pensait que la Julnius mobilisait une armée. Il durcit encore sa politique, trouvant que la production d'armes était trop lente. Les bourreaux fouettaient plus violemment, les patrouilles se multipliaient, et le vol à l'étalage était de plus en plus fréquent. De nombreuses mains étaient tranchées. Pendant ce temps, notre héros croupissait dans son cachot. Les hauts stratèges avaient d'autres choses à faire que s'occuper de lui.

Henry se décida à agir quand sa femme fit une fausse couche. Le bébé mourut avant même de naître. Henry n'était pas médecin, mais il savait que sa femme était dans un triste état. Elle avait besoin de plus de nourriture, mais les gardes refusaient d'en accorder plus. Enceinte ou pas, une femme devait recevoir la même portion que les autres. Henry décida alors d'agir. Si le Seigneur qui leur avait jadis procuré tant de bonheur était encore en vie, quelque part, on le retrouverait. Henry partit après avoir dit adieu à sa femme, allant dans le territoire de la Julnius. Il ne partit pas seul. Dès les premiers jours, une violente pluie s'abattit sur la forêt où il se trouvait. Il faillit bien en mourir, mais fut sauvé par un mystérieux chasseur. Il s'agissait bien de l'homme qui avait jadis aidé notre héros, Paul. Paul qui avait du quitter la région de Groover, les troupeaux de daims ayant quitté la région. Cela l'amenait dans le territoire de la Julnius. Il prétendait n'être ni un julnien ni un ilnien, étant un chasseur libr,e vendant son bétail au village le plus proche. Henry lui demande de l'aide, en échange d'or, beaucoup d'or. A vrai dire, Henry était ruiné, mais il comptait sur son Seigneur pour payer Paul. Paul choisit donc d'aider Henry. Paul n'avait plus trop d'argent, et aller dans la Julnius lui permettrait d'en savoir un peu plus sur les troupeaux à chasser. Nous ne nous attarderons pas sur leur voyage, mais Henry finit par trouver le fort de Stuart, où se trouvait notre héros. Paul ne pouvait alors plus l'aider, ne voulant pas mourir inutilement. Henry avait cependant fait trop de chemin pour arrêter maintenant. Il choisit de partir à l'assaut du fort de Stuart. Il n'était pas un guerrier, mais il trouverait sûrement d'autres guerriers, quelque part dans cette région hostile.


Notes de l'auteur


Le genre de cette map peut être assez floue à comprendre. Comprenons bien qu'il n'y a pas de titre réel pour ce genre de partie, je me contente de réappliquer le terme utilisé par Az-Vitrazhas, qui réalisa, selon moi, la première map proposant une partie où l'on contrôle un seul homme contre toute une armée. Il s'agit plus en somme d'un one-man-show. Je ne connais pour ma part que trois maps de ce style (excepté celle-là, bien sûr) : la map d'Az' (pour moi, la meilleure de toutes), la 13ème map du Mod KoH (réalisé par Darthsuprême et la map Assassin's Creed, faite par The Hitman. Cette map-ci s'inspire essentiellement de la map d'Az', ne serait-ce que pour le chemin de fosses piégées, ou le labyrinthe, par exemple. Sur Stronghold, il fut difficile d'inventer de nouvelles idées. J'aurais notamment bien aimé utilisé le principe des patrouilles, mais ce fut impossible, les patrouilles boguant sur Stronghold.

En soi, ce n'est pas une map difficile. Je pense que quelques passages sont assez difficiles à trouver du premier coup, nécessitant à la fois d'agir vite, et de rapidement mouvoir ses troupes. Néanmoins, j'estime qu'on ne devrait pas rester bloqué pendant des heures sur tel ou tel passage. Le design peut dès fois être assez bâclé sur certains points, mais le modifier peut également revenir à changer le gameplay de la map. Or, dans une map de ce genre, modifier un seul élément peut quelques fois aboutir à de gros chamboulements. Il n'y a pas eu de Bêta-test complet pour cette map, car j'ai testé morceau par morceau les différentes parties de la map. Le chemin de fosses piégées, par exemple, fut réalisé à un moment de la map, puis testé ensuite, et ainsi de suite... Donc, théoriquement, il est possible de réussir cette map. Il est néanmoins difficile de tout prévoir, donc, si jamais il s'avère qu'un passage vous semble vraiment impossible (normalement, ce n'est pas le cas), n'hésitez pas à me le signaler.

Il n'y a pas d'objectifs de défaite dans cette map. Ceci dit, si vous perdez votre ingénieur de départ, vous n'aurez aucune chance de survie. A l'origine, je comptais faire un RPG avec plusieurs chemins, mais il s'avère que je ne maîtrise pas encore assez ce genre de partie pour réaliser cela. Un seul chemin général est donc offert, même si, à quelques occasions, on peut trouver plusieurs chemins. Vous devrez dès fois miser sur la rapidité et la chance pour survivre. J'espère que cette map fournira un bon défi pour ceux qui l'essaieront.

Dernier élément, et je vous recommande vivement de le lire, la map a un bogue. Il existe en tout trois prisons dans la map. Assurez-vous bien que chacune des prisons contiennent au moins un seul ingénieur. En effet, en chargeant la partie pour y jouer normalement, j'ai constaté que mes ingénieurs... disparaissaient. Voilà pourquoi les prisons contiennent plusieurs ingénieurs. Il ne devait à l'origine n'y en avoir qu'un, mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu. Si vous n'avez aucun ingénieur dans l'une des prisons (la première est sur le haut plateau, la seconde dans le village au sud, et la troisième est là où se trouve le bélier), je vous recommande de modifier la map de l'Editeur en rajoutant des ingénieurs. Si vous vous retrouvez avec suffisamment d'ingénieurs dans la prison contenant le bélier, soyez bons joueurs, et ne créez pas sur-le-champ le bélier, son utilisation est l'une des dernières étapes de la partie.


Galerie photo




Lien pour télécharger la map : http://files.filefront.com/Barbarius+I+08map/;13136168;/fileinfo.html


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MessageSujet: Re: Chroniques de l'Empire de Barbarius, Acte I   Dim 7 Déc 2008 - 3:57

Plus personne n'ose affronter mes maps joyeux ?
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